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Le Cleusmeur : retour d'un stage au Togo

publié le 4 déc. 2018 à 01:54 par Ronan Cavarec
Six élèves du lycée du Cleusmeur en section Services à la personne reviennent d’un stage d’un mois au Togo. Une expérience qu’elles ne sont pas près d’oublier. Elles témoignent.
Le lycée du Cleusmeur, établissement d’enseignement général et technologique agricole privé, à Lesneven, propose des formations de la 4e au BTS, dans différents domaines, dont celui des services à la personne. Les élèves réalisent, tout au long de leur scolarité, des stages les amenant à côtoyer différents publics, des plus jeunes aux seniors. Six d’entre eux, Anaïs, Esther, Tatyana, Héloïse, Camille et Marie ont effectué le leur dans un endroit qu’elles ne sont pas près d’oublier, au Togo.
Pourquoi le Togo ?
L’ancien directeur de l’établissement, Sylvain Renaudin, se rend régulièrement dans ce pays d’Afrique avec l’association Gaïa (Groupement d’action et d’initiatives pour l’Afrique). « Il nous en a parlé et, l’année dernière, je m’y suis rendue avec l’association », explique Awena Corre, enseignante. « J’ai découvert le pays et pris des contacts pour le stage et l’hébergement ». À son retour, l’enseignante parle de ce projet de stage aux élèves, qui adhèrent aussitôt. « On a demandé des lettres de motivation, certains ont laissé tomber en apprenant qu’il n’y avait pas de réseau pour les téléphones portables… ».
Une aventure enrichissante
Tout juste débarquées de Kara, au nord du pays, les six lycéennes et leurs enseignantes, Awena Corre et Sylvie Véron, ont encore du mal à réaliser. Sur place, elles ont pu se former dans un orphelinat, une école maternelle et primaire, un dispensaire, ou encore une PMI et une maternité. « Chaque pays a des méthodes différentes, l’accès aux soins n’est pas comme chez nous ».
Chacune garde des souvenirs de cette aventure. « J’ai pu faire cours à des CM2, explique Héloïse, je me suis dit : pourquoi ne pas devenir enseignante. On s’est attachées aux enfants ». Pour Anaïs, plus à l’aise d’ordinaire avec les personnes âgées, l’expérience lui a permis « de se réconcilier avec les enfants ». « Quand on est arrivées, les enfants nous ont chanté des chansons, ils couraient après notre bus… », se souvient Esther. « Je ne voulais pas partir de l’orphelinat », ajoute Tatyana. « Les enfants sont toujours souriants, ils ne se plaignent jamais », se souvient Camille. Marie explique : « On leur a fait goûter des galettes et du quatre-quart, une petite fille m’a dit que c’était très doux dans la bouche ». Un mois d’immersion que les six lycéennes ne sont pas près d’oublier. « Et si on vous propose d’y retourner ? ». Un « oui » en cœur.
© Le Télégramme
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